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homas CSINTA, Redactor – corespondent

Franța (Le Parisien)

Corespondență din Franța (vezi traducerea în limba română, la sfârșit)

Cu 5 ani în urmă (și 2 ani după masacrul de la Chevaline–Doussard (în regiunea Lacului Annecy) în care familia Al Hilli (Saad, Iqbal – soția sa, Suhaila al-Allaf–mama ei) și Sylvain Mollier au fost asasinați cu sânge rece, am avut o întrevedere (nu tocmai plăcută) cu un Judecător de Instrucție pentru a face un schimb de informații, în încercarea (noastră) de a soluționa acest dosar deosebit de complex și misterios. Din păcate, dupa „a dialogue of the deaf” n-am ajuns la nicio concluzie! Ironia sorții face, însă, că în aceste zile am reusit să descopăr o nouă pistă, neexeploatată până în prezent, fără ajutorul lui, pe care el ar (va) trebui să o exploateze. Sper să am dreptate.

Le dialog de sourds

Une grande de majorité de juges et de fonctionnaires de police avec qui je collabore dans le cadre de mes investigations criminelles sont formellement convaincus que je ne suis pas assez prudent et que je ne me rends pas compte du danger encouru. Au contraire, je dirais que tout ce que j’ai entrepris n’a pas été fait au hasard. Je ne m’implique que dans des dossiers complexes, extrêmement bizarres, mal instruits par les enquêteurs, aboutissant, généralement à des erreurs judiciaires, ce qui me permet d’apporter ma contribution à la recherche et au rétablissement de la vérité historique.

Récemment, j’ai pu rencontrer un Juge d’Instruction français, grand admirateur et disciple du Juge Pierre Michel (voir l’article: Pierre Michel et le French Connexion) pour échanger des renseignements sur l’Affaire Saad Al Hilli, ayant eu lieu dans la région de la ville d’Annecy (près du Lac d’Annecy), en Haute- Savoie, le 5 septembre 2012. C’est au moment de se quitter après une petite heure de discussion et de débat (plutôt contradictoire !), en particulier, sur cette affaire très complexe, dans laquelle sont présents autant Saddam Hussein avec son ancien Parti Baas, que EADS (European Aeronautic Defence and Space company) et avec sesmicrosatellites SSTL (Surrey Satellite Technology), que le super juge et un ancien super flic de la PJ (Police Judiciaire), honnête (moralement) et l’un des meilleurs professionnellement que je connaisse et avec qui d’ailleurs j’ai passé de très bons moments (pour le meilleur, mais plutôt pour le pire !), m’a fait remarquer ceci:

„„Monsieur le Professeur, si jamais un jour il vous arrive quelque chose, quelque part, certainement, je serai saisi de votre dossier, mais j’avoue très sincèrement que je n’aurais aucune idée d’où faire démarrer mon enquête, avant que je ne lise (très attentivement !) les dizaines de milliers de pages que vous avez écrites sur plusieurs centaines d’affaires criminelles auxquelles, vous, vous êtes mêlé, en fait (en quelque sorte !), après mon avis, de façon complètement arbitraire (disons, tout à fait par „hasard“, pour vous citer !) et sachez que ce jour-là ce serait pour moi le pire cauchemar de toute mon existence ! Au lieu d’une récompense, une vraie punition (trop injuste !) pour tout le soutien que je vous ai accordé au fil des années, mais notamment, dans les dix dernières! N’oubliez pas que vous courrez un gros risque et que vous soyez „in the shoes of a man to bring down.“”

De très bonne humeur (ce qui m’arrive assez rarement !) j’ai rétorqué avec un humour sec et sans faille (ce qui ne m’arrive pas toujours !): „Monsieur le Juge, sincèrement, je suis très touché de tout que vous me dites et je comprends, ô combien, vos inquiétudes et vos craintes, mais je vous assure que cette situation n’influence nullement ma sérénité, même si pour moi, il paraît (d’après vous !) que ma survie soit d’une certaine façon, très incertaine. Mais, comme vous le savez bien, qui aime la liberté défie la mort et dans la vie, le véritable choix, ce n’est pas la réconciliation douloureuse avec les possibilités que nous aurions envisagées, mais bien, le fait d’emprunter la voie qui se révèlera la plus satisfaisante, pour atteindre, dans les meilleures conditions, le but choisi, puisque les choix douloureux ne sont jamais synonymes de liberté, ils ne peuvent qu’être castrateurs et mutilants. Puisque, pour être malheureux de ce qui nous manque, on ne peut être heureux de ce que l’on possède, n’est-ce pas, Monsieur le Juge ? Et puis, les guerres n’enseignent rien à ceux qui les gagnent, quant aux vaincus, ils n’ont rien appris. Avec le temps, l’humiliation deviendra vengeance inéluctable, terrible, aussi terrible que fut la peur qui l’engendra. En fait, il paraît que la liberté est la toute dernière des passions individuelles.C’est la raison pour laquelle elle est aujourd’hui immorale. Et justement, c’est ça qui vous fait peur, n’est-ce pas, Monsieur le Juge ? Par conséquent, je ne voudrais pas non plus que vous considériez mon sort comme une fatalité, même si, en effet, ma punition (comme la vôtre d’ailleurs, infligée par mes soins) pourrait être jugée, injuste et disproportionnée. Bref, comme vous le savez très bien, le fait que la vie soit imprévisible et qu’elle soit différente pour chaque être humain, c’est la raison pour laquelle elle restera toujours attachante et exclusive, sans oublier, non plus, que nous avons toujours une part de responsabilité dans ce qui nous semble injuste, car nous sommes responsables de nos choix lesquels, à notre insu, déterminent notre avenir, car ils le conditionnent. Il convient de choisir en toute conscience. Dès lors, nous devons accepter leurs conséquences sans regrets ni résignation, mais avec sérénité et humilité.

Pour conclure, Monsieur le Juge, dois-je comprendre que mon dossier sera classé sans suite et que ma mort ne sera jamais élucidée, comme très probablement, celles de Saad al Hilli et de sa famille ? Qu’il me faut accepter la mort avec ses souffrances pour espérer bien vivre ma vie (les années qui me restent, bien évidemment) et ses joies ? Alors, que faire, Monsieur le Juge ? Si j’arrête, ça voudrait dire que j’ai peur, si je continue, que je suis suicidaire !

Pensez-vous que je dois faire un choix non douloureux (un véritable choix !), puisque d’après Oscar Wilde le sentiment d’angoisse n’est pas conciliable avec le sentiment de liberté ? Je n’en sais rien, mais je refuse de mourir à cette heure arrêtée, de gommer mon avenir, de laisser la poussière du temps me momifier et d’être prisonnier d’un sarcophage. Je veux vivre un présent qui m’enrichira d’expériences nouvelles! À chaque rencontre me nourrir de l’échange, ouvrir l’horizon de lendemains féconds, repousser les frontières de l’impossible, ouvrir et réveiller ce qui, en nous, reste endormi et fermé ! Par contre, je «digérerai» plus facilement votre remarque, si les tueurs à gage qui s’occuperont de moi tiennent compte du fait que je suis un DUO (Donneur Universel d’Organes) et que le prélèvement de mes organes vitaux (après m’avoir abattu !) permettra de sauver la vie d’êtres humains qui sont malades et dans le besoin. Pour le reste, ne vous en faites pas, ce seront les proches de mes bénéficiaires testamentaires qui se chargeront de mon incinération, afin que dans une gros pot de Moutarde (forte) de Dijon (ce que vaut, en fait, ma peau !) mes cendres puissent reposer en paix, dans les meilleures conditions, aux côtés de mes proches !

Que Dieu vous protège, Monsieur le Juge, mais malheureusement, d’après Blaise Pascal, il est infiniment incompréhensible. Nous sommes incapables de comprendre ni ce qu’il est, ni s’il est! Au nom du Père, du Fils et du Saint – Esprit, avec la bénédiction d’Allah. Amen.”

Vive la République, vive la France!

A dialogue of the deaf with a reputed Examining Judge. „In the shoes of a man to kill.”

Majoritatea Judecatorilor (de Instructie) si functionarilor de Politie cu care colaborez în cadrul investigatiilor criminale sunt ferm convinsi ca nu sunt suficient de prudent si nu-mi dau seama de pericolul caruia ma expun. Din contra, eu as spune ca nimic din ceea fac, nu este o întamplare si nu ma implic decât în dosare complexe, foarte bizare si prost instrumentate de catre anchetatori, în principiu, destinate erorilor judiciare, ceea îmi permite sa-mi aduc propria contributie la cautarea si restabilirea adevarului istoric.

Recent (cu cateva zile în urma!), ultima data cand m-am întalnit cu un renumit si onest Judacator de Instructie (Magistrat, numit de catre Procurorul Republicii în Franta pentru instrumentarea dosarelor penale), fost si anchetator deosebit de apreciat (un mare profesionist) în cadrul Politiei Judiciare, un discipol si mare admirator al Judecatorului de Instructie Pierre Michel (a se vedea pentru detalii si articolul autorului: Pierre Michel et le French Connexion) cu scopul de a face un schimb de informatii (mai mult sau mai putin, clasate top secret sau chiar necunoscute publicului !) în Dosarul Criminal (nesolutionat) Saad al Hilli la care lucrez (Masacrul de la Chevaline, regiunea Lacului Annecy, Departamentul Haute Savoie, frontiera franco-elvetiana, din 5 septembrie 2012), de mare complexitate (din care nu lipsesc nici Saddam Hussein cu fostul sau partid Baas, respectiv, finantarile sale oculte si nici EADS-European Aeronautic Defence and Space Company cu microsatelitii sai SSTL-Surrey Satellite Technology, cu un posibil trafic de rachete cu raza medie de actiune!), cu care am petrecut de-a lungul timpului momente bune (poate mai mult neplacute decat placute!), dupa o ora de dezbatere (mai mult in contradictoriu !), înainte de a ne despartii, acesta ma avertiza: „Domnule Profesor, daca într-o buna zi, undeva, vi se intampla ceva si cu siguranta voi fi eu insarcinat cu instrumentarea dosarului dvs, va marturisesc cu toata sinceritatea ca nu voi putea demara ancheta mea înainte sa studiez (cu mare atentie !) zecile de mii de pagini pe care le-ati scris legate de cele câteva sute de dosare criminale, în care v-ati implicat (trup si suflet !) într-o maniera, dupa parerea mea, absolut arbitrara (numai din „întamplare″, ca sa va citez !) si sa stiti ca aceasta va fi pentru mine cel mai mare cosmar pe care îl voi trai vreodata! În loc de recompensa, o adevarata pedeapsa (mult prea nedreapta !) pentru pretiosul ajutor pe care vi l-am acordat (furnizat) de-a lungul anilor, dar, în special, în ultimul deceniu. Nu uitati ca va asumati un risc important si chiar sa fiti „in the shoes of a man to bring down.“”

Bine dispus (ceea ce mi se intampla destul de rar!), i-am „ripostat” cu un umor sec în felulmeu (ceea ce nu mi se întampla foarte des !) :„Domnule Judecator, sunt foarte impresionat de tot ceea îmi spuneti si apreciez în mod deosebit grija, precum si temerile pe care le manifestati fata de persoana mea, dar va asigur ca aceasta situatie nu influenteaza în niciun caz, sub nicio forma, seninatatea mea, chiar daca pentru mine, pare ca viata, într-o maniera oarecare, ar fi incerta (adica, ca zilele mele ar fi numarate)!

Cum stiti foarte bine desigur, cine iubeste libertatea sfideaza moartea si în viata, alegerea corecta (corespunzatoare) nu este acea reconciliere dureroasa pe care trebuie sa o luam în considerare, în raport cu cele existente, dar acea care pare a fi cea mai satisfacatoare pentru scopul de atins, în conditiile cele mai optime, pentru ca cele dureroase nu sunt niciodata sinonime cu libertatea si ele nu pot fi deci, decât castratoare si mutilante. Daca suntem nefericiti pentru ceea ce ne lipseste, nu ne putem bucura de ceea ce avem, nu este asa, Domnule Judecator?

Apoi, razboaiele nu servesc deloc câstigatorilor, daca cei invinsi nu au înteles nimic din pierderea lor. Cu timpul umilinta se transforma într-o razbunare ineluctabila, teribila, la fel de teribila ca si frica care i-a dat nastere acesteia! De fapt, pare ca libertatea este ultima dintre pasiunile noastre individuale, motiv pentru care, ea astazi este imorala, întocmai ceea ce va inspira frica, nu-i asa Domnule Judecator? În consecinta, eu n-as vrea ca soarta mea sa o considerati o fatalitate, chiar daca, efectiv, pedeapsa pe care mi-o atribuiti (ca dealtfel si cea pe care eu va atribui dvs!) s-ar putea sa fie, nejustificat de disproportionata! Pe scurt, cum foarte bine stiti, faptul ca viata este imprevizibila si din fercicire, fiecaruia dintre noi, rezerva surprize diferite, o face sa fie atasanta si exclusiva, fara a uita deasemenea ca noi avem întotdeauna o parte de raspundere în ceea ce ni se intampla si ni se pare nedrept, pentru ca noi suntem responsabili de alegerile noastre, care de altfel, ne determina viitorul. Cum ele îl conditioneaza, trebuie sa le facem pe deplin constienti, în urma carora trebuie sa le acceptam consecintele, fara regrete si fara resemnare, dar cu seninatate si umilinta!

În concluzie, Domnule Judecator, trebuie cumva sa inteleg ca dosarul meu ar fi inchis si clasat, iar moartea mea, niciodata elucidata, ca de-altfel, foarte probabil si al familiei Saad al Hilli? Ca trebuie sa accept moartea cu intregul sau complex de suferinte pentru a putea spera sa-mi pot trai viata (care inca mi-a ramas de trait!), precum si placerile pe care ea mi le poate oferi? Atunci, ce-mi ramâne de facut Domnule Judecator?

Daca ma opresc aici, înseamna ca mi-e frica, daca merg mai departe, iînseamna ca sunt sinucigas. Credeti ca trebuie sa gasesc o alegere nedureroasa (una corecta!), pentru ca dupa Oscar Wilde, sentimentul de angoasa este inconciliabil cu cel de libertate? Nu stiu, însa eu refuz sa mor în acest moment considerat, necesar, pentru unii sau altii, pentru a fi mumuficat în praful timpului, ca prizonier al unui sarcofag. Vreau sa traiesc prezentul capabil sa-mi ofere experiente noi, care sa deschida orizonturi fructuoase catre frontieerele imposibilului si sa trezeasca în noi ceea ce ramane adormit si inchis!

Din contra, as accepta („digera″!) mai usor observatia dvs daca ucigasii mei ar tine cont de faptul ca sunt un DUO (Donator Universal de Organe) si ca prelevarea organelor mele vitale (dupa uciderea mea!) ar permite salvarea vietilor altor persoane suferinde, care au nevoie de ele pentru supravietuire! (A se vedea si: Fiti donatori de organe, salvati vietile altora care merita si vor sa traiasca!). În ceea ce priveste restul, nu va faceti griji, apropiatii beneficiarilor vor fi cei care se vor ocupa de incinerarea mea, respectiv, de depozitatrea ramasitelor mele corporale (cenusei!) într-un borcan mare de Mustar (tare) de Dijon (cât valoreaza viata mea, exprimata în moneda €), pentru ca acesta sa ajunga în custodia apropiatilor mei, în cele mai optime (bune) conditii!

Domnul sa va binecuvanteze, Domnule Judecator, însa din pacate, dupa Blaise Pascal, El este absolut de neînteles. Nu suntem capabili sa întelegem nici ceea ce este si nici daca este!

În numele Tatalui, al Fiului si al Sfantului Duh si cu binecuvantarea lui Allah. Amin.”

Vive la République, vive la France!

BIBLIOGRAFIE

MASACRUL DE LA CHEVALINE–DOUSSARD, O CRIMĂ PERFECTĂ. ÎN CAUTAREA ASASINULUI ŞI A ADEVĂRULUI ISTORIC. O NOUĂ PISTĂ. PISTA IRAKIANĂ (LE MASACRE DE CHEVALINE–DOUSSARD, UN CRIME PARFAIT. A LA RECHERCHE DE L’ASSASIN. EN QUÊTE DE VÉRITÉ. UNE NOUVELLE PISTE. LA PISTE IRAKIENNE). PARTEA II

SURSA: Investigatie Jurnalistica

Dans la peau d’un homme à abattre. Lettre ouverte à un réputé Juge d’Instruction!

Raspandeste cu incredere
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